Carte judiciaire: le Conseil d'État parle
Par Gaëlle le jeudi 4 février 2010, 10:40 - Revue de presse - Lien permanent
Le Conseil d'Etat a examiné
aujourd'hui 115 requêtes contre la réforme de la carte judiciaire, déposées par
des dizaines de communes et associations qui, au nom de la justice de
proximité, protestent contre la disparition de leurs tribunaux.
Sur l'ensemble des fermetures de tribunaux d'instance (TI) et de grande instance (TGI) contestées, le rapporteur public a relevé des "erreurs manifestes d'appréciation", devant, selon lui, conduire le Conseil d'Etat à annuler les suppressions de ceux de Moulins (Allier) et Saint-Gaudens (Haute-Garonne).
Il a également émis des doutes quant à l'opportunité de maintenir les fermetures des tribunaux d'instance de Barcelonnette (Hautes-Alpes), Charolles (Saône-et-Loire) et Briançon (Hautes-Alpes), ainsi que des TGI de Saumur (Maine-et-Loire), Dôle (Jura), Tulle (Corrèze), Belley (Ain), Millau (Aveyron) et Guingamp (Côtes d'Armor).
Pour le reste, le rapporteur public n'a pas relevé de motif de droit susceptible d'entraîner l'annulation plus large du décret du 30 octobre 2008 ayant modifié "le siège et le ressort" des tribunaux d'instance (TI), greffes détachés, juridictions de proximité et tribunaux de grande instance (TGI).
Commencée en 2008 et devant s'étaler jusqu'en 2011, la réforme de la carte
judiciaire a pour objectif, selon le gouvernement, d'améliorer l'efficacité de
la justice en créant des juridictions d'une taille et d'une activité
suffisantes.
