MAM.JPGL'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) jugera la nouvelle garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, aux actes, mais sera particulièrement attentive au "respect de l'indépendance de la justice", a indiqué à l'AFP son président Christophe Régnard.

"On ne peut qu'attendre une ministre qui aura davantage de considération pour les magistrats que Rachida Dati", a-t-il affirmé, disant avoir déjà eu "une vraie conversation technique" avec MAM lors des débats autour du fichier contesté Edvige.

"Nous déterminerons notre position en fonction de son respect pour le statut des magistrats et pour l'indépendance de la justice, à commencer par celle des procureurs", que Mme Dati était accusée de bafouer, a-t-il poursuivi.

M. Régnard a ironisé sur le nouvelle appellation du portefeuille de MAM, nommée "ministre de la justice", mais aussi "des libertés": "quand on est obligé de mettre des mots sur des évidences, c'est que ces évidences sont en danger", a lancé le président de l'USM, un syndicat qui reproche régulièrement à la Chancellerie de mener, sous la houlette de l'Elysée, une politique trop sécuritaire.

AFP 23 juin 2009