5 000 manifestants pour un jeudi noir... de monde
Par Gaëlle le vendredi 30 janvier 2009, 10:43 - Revue de presse - Lien permanent
Hier,
les Trégorrois ont massivement répondu à l'appel de l'intersyndicale. Salariés
du public comme du privé sont sortis dans la rue. Grosse mobilisation de 5 000
manifestants.
C'est l'une des plus belles mobilisations de ces dernières années à Lannion. Les RG tablaient sur 1 500 manifestants. Ils étaient loin du compte. A l'issue du défilé, les syndicats avançaient une participation de 5 000 manifestants. La police en comptait 4 500. Preuve que la dégradation du pouvoir d'achat, des services publics, la politique du gouvernement et la crainte sur l'emploi inquiètent la population.
« La crise, c'est eux ; la solution, c'est nous ».
C'est un des slogans scandés par les manifestants. Dans le cortège, salariés, lycéens et retraités rivalisaient d'imagination. « Lycéens en colère, profs dans la misère », râlaient les lycéens tandis que l'intersyndicale regroupait les craintes. « Salariés, usagers, retraités, solidarité ».
Face à la crise, l'union syndicale.
A mobilisation exceptionnelle, union exceptionnelle. Jeudi matin, les sept syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU et Solidaires du Trégor) implantés dans le Trégor ont parlé d'une même voix. Ou presque. Avant le défilé, chaque porte-parole s'est exprimé. « Nous ne voulons pas être victimes d'une crise dont nous ne sommes pas responsables », ont rappelé les uns tandis que d'autres prévenaient que « la crise ne devait pas servir de prétexte à l'enterrement de nos acquis sociaux ». Le rassemblement avait lieu devant le tribunal, « symbole d'un service de proximité mis à mal ».
Privé-public, tous concernés.
Le cortège était étoffé, jeudi matin. Dans les rangs, des salariés du public mais aussi du privé (Alcatel, France-Télécom, Géant Lannion...), des avocats de Guingamp, des retraités, des lycéens, des étudiants, des intermittents du spectacle et des élus. François Bouriot, maire de Trélévern, avait enfilé son écharpe tricolore.
Paroles de manifestants.
« Il y a des gens que l'on n'a jamais vus en manifestation », dit ce
délégué syndical. Dans les rangs, un seul mot d'ordre : « On en a
ras-le-bol de cette politique sécuritaire et totalitaire. » Ou encore, sur
le même ton, après les débordements lors des voeux de Sarkozy aux personnels
enseignants à Saint-Lô : « Il a même viré le préfet, alors nous...
».
