Passage de M. Marc MOINARD et de la mission "Carte Judiciaire" à Guingamp
Par Gaëlle le mardi 6 mai 2008, 16:49 - Vie de l'association - Lien permanent
Monsieur Marc MOINARD,
secrétaire général du Ministère de la Justice, ainsi que la mission "carte
judiciaire" ont effectué aujourd'hui un bref passage au Tribunal de Grande
Instance de GUINGAMP afin d'exposer aux magistrats et personnels des greffes
les modalités pratiques de mise en oeuvre de la réforme dans notre
région.
Le programme de la visite prévoyait une éventuelle rencontre avec "le
bâtonnier et ses représentants" (limités à deux ou trois membres du Conseil de
l'Ordre), uniquement "en présence des chefs de cour et de
juridiction".
Cette invitation au "dialogue" sous conditions intervenant bien tardivement
(les décrets supprimant les tribunaux de Guingamp et Lannion ayant été publiés
le 17 février 2008), le Conseil de l'Ordre du barreau de Guingamp a décidé de
ne pas déférer à cette convocation et de demander à tous les avocats de venir
accueillir Monsieur MOINARD, ce jour, à la gare de Guingamp.
L'association "JUSTICE EN TREGOR-ARGOAT", déplorant le caractère aussi
tardif qu'inutile de cette visite, s'est jointe à cet appel à la manifestation,
en rappelant qu'aucune concertation n'a eu lieu avant la réforme DATI et que
des recours ont été déposés devant le Conseil d'Etat contre les décrets
précités.
La manifestation, qui a débuté ce matin, à la gare de Guingamp s'est
poursuivie dans les rues de la ville puis à l'intérieur du Tribunal.
"JUSTICE EN TREGOR-ARGOAT", par l'intermédiaire de sa présidente, Madame la
députée Marie-Renée OGET (accompagnée de Madame Annie LE HOUEROU, maire de
Guingamp) a brièvement rencontré les représentants de la Chancellerie et
rappelé les raisons objectives plaidant en faveur du maintien du Tribunal de
grande instance de Guingamp et du Tribunal d'instance de Lannion, sans succès,
Monsieur MOINARD s'étant présenté comme un simple exécutant (exécuteur
?).
Il faut en effet rappeler que Monsieur MOINARD est connu pour avoir été
"l'homme de l'hélicoptère", qui avait dépêché en 1996 un appareil dans
l'Himalaya afin de retrouver le procureur Laurent DAVENAS, et d'éviter ainsi
l'ouverture d'une information judiciaire contre l'épouse du maire de Paris,
Xavière TIBERI, dans l'affaire des emplois fictifs du Conseil général de
l'Essonne.
Les manifestants ont eu beau scander qu'ils étaient tous des "Xavière
Tibéri", aucun sauvetage (en hélicoptère ou par tout autre moyen) ne semble
envisagé par la Chancellerie pour les tribunaux de Guingamp et
Lannion...
A ce jour, 200 recours ont été déposé devant le Conseil d'Etat contre les décrets du 15 février 2008.
