Lors de la création de la carte judiciaire
actuelle, en 1958, Lannion
n’était qu’une bourgade de 5.900 habitants.
Portée par le développement du secteur des télécommunications, sa population
atteint aujourd’hui 20.000 habitants, ce qui en fait derrière Saint-Brieuc, la
deuxième ville des Côtes d’Armor, et la 8ème aire
urbaine de Bretagne.
Le ressort de son TI compte plus de 100.000
justiciables.
Un nombre qui s'accroit encore en période estivale où la population des
villes côtières est multipliée par quatre ou parfois cinq, la ville de
Perros-Guirec passant par exemple de 8.000 à 30.000 habitants pendant les mois
de juillet et août, Trégastel de 2.300 à 10.000 habitants, Trébeurden de 3.500
à 14.000 habitants, etc.
Il est inconcevable que sur une telle zone, dont le développement
démographique, économique et industriel est réel, le justiciable et les
entreprises n'aient plus un accès direct au service public de la
justice.
Depuis 1960, avec l’implantation du Centre national d'étude des
télécommunications (CNET), devenu France Télécom R&D puis Orange Labs,
ainsi que celle du Centre de Météorologie Spatiale (Météo-France), Lannion a
connu une croissance industrielle forte et continue.
De nombreuses entreprises se sont installées au sein de la technopole
Anticipa qui comporte plus d'une centaine de sociétés (Alcatel-Lucent, Sagem),
de nombreuses « start-up » dans le domaine des télécommunications
optiques y ont vu le jour et ont désormais une envergure internationale
(Ekinops, Keopsys).
Lannion regroupe désormais à elle seule 45% des activités françaises
de recherche en télécommunication (plus de 3.000 ingénieurs et
chercheurs).
Ce boom des entreprises High-tech a induit l’explosion démographique
de la région et la présence particulièrement marquée d’une population
jeune et diplômée, particularisme territorial qui a d’ailleurs été reconnu par
le gouvernement.
La France a en effet lancé en juillet 2007 une nouvelle
politique industrielle autour de 71 pôles de compétitivité engagés dans une
démarche de développement autour de projets innovants.
Parmi ces pôles de compétitivité, 17 sont mondiaux ou à vocation
mondiale, Lannion en fait partie. Il s’agit, avec Brest, des deux
seuls pôles de ce type en Bretagne.
Sur le site du gouvernement (http://www.competitivite.gouv.fr/) on peut lire
:
« la politique des pôles a comme objectifs finaux la création de
richesses nouvelles et le développement de l’emploi dans les
territoires. ».
Avec davantage de justiciables, et une politique gouvernementale visant à
accroître leur nombre, on comprend mal comment la Chancellerie pourrait
supprimer tout service public de la justice dans ce secteur démographiquement
et économiquement important.
Il est inconcevable que seule demeure, dans la région de Lannion, une
« maison de la justice et du droit » (occupée pour l’essentiel par
des associations), cette dernière n’étant pas un tribunal et n’ayant aucune
vocation à rendre la justice ou à dire le droit.
Pour en savoir plus sur la situation économique de la zone d'emploi de
Lannion, consultez le dossier réalisé par l'INSEE et la DRIRE de
Bretagne:
Premiere_partie.pdf
Deuxieme_partie.pdf
Annexes.pdf
Le Tribunal d'instance de Lannion, c'est
en 2006: